L'entrée au collège est une étape pour tous, mais elle représente un défi encore plus grand pour les enfants qui ne rentrent pas dans le moule.
Petit Curieux, avec son TDAH, fait partie de ceux-là. Au même titre que tous les enfants qui souffrent de ce déficit de l'attention, qu'il soit, ou non, accompagné, d'hyperactivité, les neuratypiques ou les dys en tout genre. Pas facile tous les jours !
Ici, nous avons décidé, en accord avec ce qu'il voulait, de ne pas mettre de Plan d'Accompagnement Personnalisé (PAP) en place dès la rentrée. C'est une volonté de sa part d'essayer sans. Parce qu'il veut voir jusqu'où il est capable d'aller seul.
On lui a laissé jusqu'à la Toussaint pour voir les résultats et déterminer si la situation est viable ou si nous devons mettre en place de vrais aménagements pour l'accompagner au quotidien à mieux gérer son TDAH à l'école.
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Voilà donc, en vrac, ce qu'on a retenu pour l'aider si besoin. Et ce qu'on a refusé en bloc malgré l'insistance de l'ergotherapeuthe. Alors, évidemment, ça concerne notre cas précis. A ne surtout pas voir comme une généralité ou une vérité absolue ! Ce qui convient à Petit Curieux ne conviendra pas nécessairement à un autre petit garçon de même âge.
Des consignes adaptées : courtes et directes
Au collège, le volume d'informations données à l'oral peut vite provoquer une surcharge cognitive. L'une des préconisations phares est de lui transmettre des consignes courtes, séquencées et directes.
Un objectif à la fois.
Des phrases simples pour éviter qu'il ne se perde dans les détails.
Cette adaptation permet de capter son attention et d'assurer une meilleure compréhension des exercices sans le décourager.
Un placement stratégique dans la classe
Le choix de la place en classe n'est pas anodin. Pour limiter les sources de distraction, le neuropsychologue a recommandé de le placer au premier rang, au centre, face au tableau.
Ce positionnement lui permet de rester ancré dans le cours, d'avoir un accès direct à l'enseignant et de limiter l'effet stimulant du flux d'élèves devant lui.
Il a déjà, de lui-même, demandé à être éloigné de certains élèves avec lesquels il s'entend (trop) bien, pour éviter les tentations trop importantes.
Des photocopies pour soulager la fatigue de l'écrit
Pour éviter que la prise de note ne devienne un obstacle à l'apprentissage, on nous a proposé que les professeurs lui fournissent des photocopies des cours ou des résumés.
L'objectif n'est pas de supprimer totalement l'écriture, mais d'éviter la fatigue kinesthésique et la frustration. Il peut ainsi concentrer ses efforts sur la compréhension et la participation orale, plutôt que sur la copie d'un texte au tableau.
Le tiers-temps : donner du temps au temps
Dans le cadre de l'éventuel PAP mis en place au collège, il bénéficiera de l'aménagement tiers-temps pour les évaluations.
Ce temps supplémentaire lui permettrait de :
- Traiter le sujet à son rythme sans céder à la panique.
- Prendre le temps de relire ses réponses.
- Gérer ses pauses attentionnelles pendant les épreuves.
J'étais persuadé qu'il fallait monter un dossier MDPH pour ça mais ma médecin m'a expliqué que dans la majorité des cas, une simple attestation suffit pour le collège. A voir ce qu'il en est et si, à terme, c'est par exemple suffisant pour passer le Brevet et bénéficier du tiers-temps.
Et l'ordinateur dans tout ça ? Pourquoi nous l'avons refusé
L'ergothérapeute a évoqué, avec insistance, la possibilité d'intégrer un ordinateur en classe pour la prise de note. C'est un outil formidable pour beaucoup d'enfants, mais après réflexion, nous avons choisi de le refuser.
Je pense qu'à ce stade, l'outil informatique ajouterait une logistique lourde (gestion de la batterie, manipulation des logiciels, distraction numérique) qui risquerait de le disperser davantage. Il a déjà bien du mal à penser à toutes ses affaires alors ajouter cet aspect-là serait trop pour lui.
Et surtout, connaissant Petit Curieux, je sais que ca ne ferait que le conforter dans sa position de "c'est pas ma faute, j'ai un ordinateur, je ne peux pas le faire". Un peu en mode "je me cache derrière mes difficultés". J'estime aussi que moins on écrit, moins on y arrive. Je sais que ça peut paraître dur de dire ça mais je connais mon fils et mon médecin va dans mon sens même si ce n'est pas l'avis de certains autres professionnels.
Attention, l'idée n'est pas de minimiser ses difficultés d'écriture. Loin de là. Mais je pense qu'il est important de ne pas baisser les bras et se cacher derrière l'outil informatique immédiatement !
Et vous, quels sont les aménagements qui ont le plus aidé vos enfants lors du passage au collège ?
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